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· 25% de la demande non satisfaite par la production réglementaire
· Déficit cumulé à ce jour de 162.000 unités
LE déficit en logements dans le Grand Casablanca n’est pas près d’être résorbé. Au contraire, exode rural et poussée démographique aidant, il ne fera que s’amplifier. En effet, l’état des lieux, réalisé par le ministère de l’Habitat dans le cadre d’une étude sur la région et publié jeudi 25 décembre, révèle une forte insuffisance du marché immobilier résidentiel. Ainsi, près de 25% des demandes ne sont pas satisfaites par la production réglementaire. Plus globalement, l’étude indique un manque cumulé de 162.000 unités à ce jour (dont 50% liées à des bidonvilles) auquel s’ajoutent des besoins additionnels estimés à près de 5.000 unités/an. Alors qu’entre 1994 et 2006, on a autorisé la construction effective de 14.800 logements par an. Mais, parallèlement, il y a eu la formation de 19.700 nouveaux ménages dans le Grand Casablanca. Ce qui s’est traduit, sur cette période, par un déficit moyen annuel estimé à près de 4.900 logements et un gap global ramené à 162.000 logements à fin 2007. «Ces contre-performances auraient pu être encore plus importantes sans les actions de l’Etat engagées en faveur de la promotion de l’habitat social (programme des 200.000 logements, exonérations fiscales, baisse des taux d’intérêt, mobilisation du foncier public, Fogarim,…)», rappelle-t-on. A noter que 3,86 millions de personnes et 840.000 ménages résidaient en 2007 dans le Grand Casablanca. En 2012, ils seront près de 4,27 millions d’habitants et 0,93 million de ménages. Les chiffres passeront à 4,81 millions et 1,09 million en 2020. C’est dire l’importance des besoins. Pour la période 2007-2012, l’étude estime les besoins en logements à près de 40.000 par an en tenant compte notamment de la résorption des bidonvilles. Ces besoins, selon les prévisions de l’étude, seront réduits de près de moitié entre 2013 et 2020, en passant à 28.500 annuellement. Une estimation qui se rapproche des prévisions du nouveau schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) du Grand Casablanca qui parlent de 30.000 à 38.000 unités par an jusqu’en 2030. Comme l’on s’en doute, la plus forte demande émane des ménages à revenus modestes. Dans le détail, plus de la moitié des besoins (53%) viendra des ménages dont la solvabilité d’accession à la propriété ne dépasserait pas 250.000 DH. Et elle sera de près de 25% pour les logements à 140.000 DH. La demande des classes moyennes (revenus oscillant entre 3 et 10 fois le Smig) se situera, quant à elle, sur l’habitat économique ou les logements collectifs de standing intermédiaire.
Promotion immobilière
POUR répondre aux besoins en logements et réduire le déficit cumulé, il faudra renforcer le rythme de production immobilière. Selon l’étude, celle-ci devrait progresser d’au moins 35% par an. En matière de foncier, les besoins sociaux dans le Grand Casablanca pour la période 2007-2012 sont évalués à quelque 570 hectares (346 ha pour la résorption du reliquat des bidonvilles et 224 ha pour la prévention de l’habitat insalubre).
Khadija EL HASSANI (Source l'Économiste)
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